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La fête du travail au Maroc

Comme partout à travers le monde, le 1er mai est un jour férié au Maroc. La fête du Travail prend ici une autre ampleur, au vu des revendications et des attentes du peuple marocain.

L’Unisson international

Comme  bon nombre de pays, le Maroc a décidé de rendre la Fête du Travail comme un jour férié, mais ici plus qu’ailleurs, les revendications ouvrières, tout comme les exigences syndicales, tiennent le devant de la scène. La Fête du Travail reste le moment de l’année consacré aux travailleurs. Le Maroc avait déjà affiché son modernisme lors de son Manifeste de l’Indépendance en prenant la tête des revendications d’émancipation, et il fait de même avec la Fête du Travail.

Car la Fête du Travail vous apparaitra ici bien plus mobilisatrice, et les défilés syndicaux envahiront chacune des cités du pays : Marrakech bien sur, mais aussi Rabat, Casablanca. Les syndicats rivalisent pour susciter un engouement le plus unanime possible. La Fête du Travail est ainsi l’occasion pour les nombreuses forces syndicales en présence de mobiliser leurs troupes. Et, les syndicats sont nombreux en Guadeloupe : l’Union Marocaine du travail (U.M.T.), l’Union Générale des travailleurs du Maroc (U.G.T.M.), la Fédération démocratique du travail (F.D.T.), l’Union Nationale du travail au Maroc (U.N.T.M.),…

Ce jour sera donc marqué par la fermeture de toutes les administrations publiques, mais aussi et surtout de nombreux commerces. Travailleur et besogneux, le Marocain veut marquer son attachement aux droits du travailleur. Et, si vous assistez à un défilé, lors de la Fête du Travail, au Maroc, vous croiriez assister à un défilé français du début du siècle, tant la revendication syndicale est forte ici.

Le travail au Maroc ?

Au Maroc, il vous suffira de vous promener dans les rues d’une agglomération, ou de traverser un village, pour vous rendre compte que le travail est une priorité pour les habitants. Car, le travail est rare ici, et les Marocains et Marocaines profitent de cette fête du travail pour exprimer leurs craintes et leurs inquiétudes.

Avec un taux de chômage avoisinant les 20 %, le Maroc peine à voir son économie se développer. Une économie, basée essentiellement sur l’agriculture et le tourisme. Or, les aléas météorologiques de ces dernières années (6 sécheresses sur les 10 dernières récoltes) sévissent, c’est toute l’économie, qui s’en trouve fragilisée. Les perspectives, même si elles semblent s’éclaircir, ne sont guère propices à un optimisme effréné.

C’est pourquoi la fête du travail est l’occasion, pour de nombreux habitants, d’exprimer leurs craintes et leurs doutes en un avenir, qui ne leur semble pas source de promesses. Néanmoins, le caractère marocain fait que ces revendications restent bon enfant, puisqu’elles ambitionnent toutes à une seule finalité : faire de la fête du Travail une fête plus festive.

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Le parc national de Khénifra

Le Maroc possède de nombreux parcs nationaux dont le Parc national de Khénifra, petit dernier créé en 2008 qui s’insère dans une logique globale de préservation des ressources naturelles menacées autant animales que végétales du Moyen Atlas, intensément exploitées et répondant à la création des parcs nationaux d’Ifrane et du Haut Atlas oriental.

Le Parc national de Khénifra avec ses plus de 200 000 hectares de superficie étend donc considérablement celui du Parc national du Haut Atlas oriental fondé en 2004 sur plus de 50 000 hectares. En 2010, un nouveau découpage rattache le Parc national de Khénifra à la province de Midelt, et est situé entre les provinces de Khénifra et d’Ifrane.

C’est donc une réserve écologique énorme qui a été créée d’abord pour préserver les réserves d’eau de tout le pays puis sa faune et sa flore caractéristiques comportant de nombreuses espèces en voie de disparition. Le Maroc montre ainsi une préoccupation écologique louable et nécessaire qui diversifie encore plus, tout en la prolongeant, sa beauté urbanistique et historique.

Le Parc national de Khénifra abrite de nombreuses espèces animales dont le symbole du parc est le mouflon à manchettes, alpiniste né, se déplaçant en famille, mais menacé. On compte également de nombreux oiseaux, des espèces traditionnelles comme la perdrix gambra, l’aigle mais aussi des singes, des sangliers…

Comme tout parc naturel, le Parc naturel de Khénifra implique une exploitation raisonnée des ressources, forestières, agricoles et bien évidemment touristiques. Quel panorama rêvé pour le visiteur sortit confondu des médinas des villes marocaines sublimes et agitées pour se retrouver dans un Parc africain à la fois si proche et si différent des réserves françaises!

On visite les merveilles du Parc naturel de Khénifra en 4×4, selon un parcours choisi à l’avance. La N8 permet aux visiteurs d’accéder à cette réserve idéalement placée entre la troublante Marrakech et la très religieuse Fès. Que dire de ce sentiment face à une armée de cèdres et d’arbres de différentes essences comme le genévrier ou les très distingués et élancés pin maritimes? Que dire encore du singe, plus précisément le macaque berbère, voisinant avec la hyène rayée et le plus royal des aigles? Rendez-vous au Parc National de Khénifra pour compléter votre séjour historique en éco-tourisme et devenez à la fois un partisan du monde des hommes et de la nature repartagée avec notre frère l’animal! Sublime vous dit-on!